Guide Ultime pour Débuter sur Degiro en 2025

Guide Ultime pour Débuter sur Degiro en 2025

Parmi les courtiers en Bourse accessibles aux investisseurs français, Degiro s’est fait un nom grâce à ses frais réduits et son offre très large de marchés. Pour beaucoup de débutants, c’est une porte d’entrée séduisante vers l’investissement, à condition de bien comprendre comment la plateforme fonctionne et quelles sont ses spécificités, notamment sur le plan fiscal.

Ce guide explique concrètement comment débuter sur Degiro : ouvrir un compte, comprendre les frais, passer ses premiers ordres, et surtout connaître les points de vigilance propres à ce courtier. L’objectif est de vous donner une vision claire et honnête, en rappelant que le choix d’un courtier doit toujours servir une stratégie d’investissement saine, et non l’inverse.

Qu’est-ce que Degiro ?

Degiro est un courtier en ligne d’origine néerlandaise, largement implanté en Europe, qui permet d’investir sur un très grand nombre de marchés internationaux à des frais parmi les plus compétitifs du secteur. Il donne accès aux actions, aux ETF, aux obligations et à divers autres produits, sur des places boursières du monde entier.

Son succès auprès des particuliers tient à deux atouts principaux : des frais de courtage bas, voire nuls sur une sélection d’ETF sous conditions, et une offre géographique très étendue. En contrepartie, il faut avoir en tête une spécificité importante pour un investisseur français : Degiro propose un compte-titres ordinaire, mais pas de PEA, l’enveloppe fiscalement la plus avantageuse pour investir en actions européennes. Ce point a des conséquences fiscales que nous détaillerons, et qu’il faut intégrer avant de se lancer.

Ouvrir un compte sur Degiro

L’ouverture de compte se fait entièrement en ligne, de façon relativement simple et rapide. Il faut fournir les documents habituels d’entrée en relation : une pièce d’identité, un justificatif, et des informations sur sa situation et son expérience d’investisseur, comme l’exige la réglementation. Un versement initial depuis son compte bancaire permet ensuite d’alimenter le compte.

Avant d’ouvrir, il est utile de vérifier le cadre réglementaire du courtier, sa supervision et les mécanismes de protection des avoirs des clients, comme pour tout intermédiaire à qui l’on confie son argent. Une fois le compte ouvert et approvisionné, on peut commencer à investir. La plateforme, disponible sur le web et via une application, est conçue pour être accessible, même si elle demande un petit temps d’adaptation pour se repérer parmi les nombreuses fonctionnalités et marchés proposés.

Comprendre les frais

C’est l’un des principaux arguments de Degiro, mais il faut en comprendre le détail. Le courtier applique des frais de courtage réduits sur de nombreux marchés, et propose une sélection d’ETF accessibles sans frais de courtage, sous certaines conditions d’usage. Pour un investisseur qui construit un portefeuille d’ETF sur le long terme, cela peut représenter une économie appréciable.

Il faut toutefois examiner l’ensemble des frais, au-delà du seul courtage. Des frais peuvent s’appliquer sur certaines opérations, sur l’accès à certains marchés, ou sur des services annexes. Les frais de change interviennent lorsqu’on achète des titres libellés dans une autre devise, ce qui concerne beaucoup d’actions étrangères. Comme toujours, le bon réflexe est de calculer le coût réel pour sa propre façon d’investir, en tenant compte de tous ces éléments, plutôt que de s’arrêter à l’argument des frais réduits mis en avant. Le détail des tarifs figure dans les documents officiels du courtier.

Passer ses premiers ordres

Une fois le compte alimenté, investir consiste à passer un ordre d’achat sur le titre choisi, action ou ETF. Il faut sélectionner la valeur, indiquer la quantité ou le montant, et choisir le type d’ordre. Deux types principaux existent : l’ordre au marché, exécuté immédiatement au prix disponible, et l’ordre à cours limité, qui ne s’exécute que si le prix atteint le niveau que vous avez fixé, ce qui offre un meilleur contrôle du prix d’achat.

Pour un débutant investissant sur le long terme, la simplicité prime. L’essentiel n’est pas de maîtriser des types d’ordres sophistiqués, mais d’acheter régulièrement des supports diversifiés comme des ETF, puis de les conserver. Il vaut mieux éviter de multiplier les opérations : chaque ordre a un coût, et le surtrading nuit à la performance. Une fois l’ordre exécuté, les titres apparaissent dans votre portefeuille, dont vous pouvez suivre l’évolution. La discipline et la régularité comptent bien plus que la technique de passage d’ordre.

Le point fiscal à ne pas négliger

C’est la spécificité la plus importante à comprendre avec Degiro pour un résident fiscal français. Comme le courtier ne propose pas de PEA, vos investissements se font sur un compte-titres ordinaire, dont la fiscalité est moins avantageuse : les gains et dividendes sont soumis à la fiscalité classique des placements financiers, sans le cadre allégé dont bénéficie le PEA après cinq ans.

Par ailleurs, investir via un courtier étranger implique des obligations déclaratives spécifiques : il faut notamment déclarer la détention d’un compte-titres ouvert à l’étranger dans sa déclaration de revenus, et être attentif à la déclaration des gains et dividendes, le courtier étranger ne fournissant pas toujours les mêmes documents pré-remplis qu’un acteur français. Ces obligations ne sont pas insurmontables, mais elles demandent de la rigueur. Pour un investisseur privilégiant la simplicité fiscale et le PEA, un courtier français proposant cette enveloppe peut s’avérer plus adapté. Le choix dépend de vos priorités, comme nous l’expliquons dans notre guide pour choisir son courtier en Bourse.

Degiro, pour quel investisseur ?

Degiro peut convenir à l’investisseur qui recherche des frais réduits, un accès à de nombreux marchés internationaux, et qui est à l’aise avec un compte-titres ordinaire et ses obligations déclaratives. Pour qui veut investir sur des actions du monde entier à moindre coût, c’est une option sérieuse et reconnue.

En revanche, pour l’investisseur français qui privilégie l’optimisation fiscale via un PEA et la simplicité déclarative, un courtier proposant cette enveloppe sera souvent préférable. Comme toujours, le meilleur courtier n’existe pas dans l’absolu : il dépend de votre profil, de vos besoins et de vos priorités. L’important est de choisir en connaissance de cause, en pesant les frais, l’offre, la fiscalité et la sécurité, puis de mettre cet outil au service d’une stratégie d’investissement disciplinée et de long terme, la seule qui compte vraiment pour construire un patrimoine, comme le rappelle notre guide sur les erreurs à éviter en Bourse.

FAQ

Degiro propose-t-il un PEA ?

Non, Degiro ne propose pas de PEA, mais un compte-titres ordinaire. C’est une spécificité importante pour un investisseur français, car le PEA offre une fiscalité bien plus avantageuse sur les actions européennes après cinq ans. Ceux qui privilégient cet avantage fiscal devront se tourner vers un courtier proposant le PEA.

Degiro est-il vraiment moins cher ?

Ses frais de courtage figurent parmi les plus compétitifs, avec une sélection d’ETF sans frais de courtage sous conditions. Mais il faut examiner l’ensemble des frais, notamment de change sur les titres étrangers, et calculer le coût réel pour sa propre façon d’investir plutôt que de s’arrêter à l’argument des frais réduits.

Comment débuter sur Degiro ?

L’ouverture de compte se fait en ligne avec les documents habituels, suivie d’un versement initial. On peut ensuite passer des ordres d’achat sur des actions ou des ETF. Pour un débutant de long terme, mieux vaut privilégier l’achat régulier d’ETF diversifiés et éviter de multiplier les opérations coûteuses.

Quelles obligations fiscales avec un courtier étranger comme Degiro ?

Il faut notamment déclarer la détention d’un compte-titres ouvert à l’étranger dans sa déclaration de revenus, et être attentif à la déclaration des gains et dividendes, le courtier étranger ne fournissant pas toujours les documents pré-remplis d’un acteur français. Cela demande de la rigueur, sans être insurmontable.

 

Pour aller plus loin : choisir son courtier et tout comprendre sur les ETF.

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